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A quelques kilomètres d'Azay-le-Rideau, blottie au creux d'un vallon secret s’ouvrant sur l’Indre et la forêt de Chinon, La Chatonnière, château Renaissance à sept tours, est entourée d’un écrin de jardins où la liberté et la fantaisie se mêlent à une pensée savante.
 
Bâtie autour d’une source et d’un habitat troglodyte, La Chatonnière est d'abord une place forte sur la route de Tours à Chinon, puis les guerres de Cent Ans et de Religions terminées, le château s’entoure d’un vaste domaine s’étendant de l’Indre à la Loire.  Habitée du XVIe au XVIIIe siècle par trois familles au service des rois de France, La Chatonnière est acquise, au milieu du XXe siècle, par Manuel Gonzalez de Andia, duc de Dino, père de l'actuelle propriétaire, Béatrice de Andia, qui, à son tour, métamorphose les lieux en créant douze jardins.
 
Océan de fleurs de mars à novembre, les jardins de la Chatonnière, répartis en terrasses sur 12 hectares, voient fleurir successivement
40 000 narcisses en mars et avril, de somptueuses collections d’iris, de pivoines, de clématites en mai, 5000 rosiers et 6 hectares de coquelicots en juin, de fantastiques agapanthes en juillet, 2500 dahlias en août et 2 000 000 de cyclamens en septembre et octobre.

Chaque année, 20 000 visiteurs viennent respirer le parfum des fleurs. Des milliers d’enfants découvrent le cycle des fleurissements, des centaines de familles pique-niquent au milieu des parterres embaumés où ils se retrouvent pour les fêtes des plantes et les marchés d’art et d’artisanat local. Des dizaines de peintres cherchent à saisir sur le vif les couleurs des coquelicots ou des roses. Des amateurs d’art et de musique se laissent bercer par les senteurs qui se dégagent des parterres tout en écoutant les concerts en plein air.
Venant surtout d’Angleterre ou de Hollande, pays des fleurs, poètes et photographes se mêlent aux touristes pour interroger, au détour d'un massif embaumé, Ahmed Azéroual, le chef jardinier, médecin des plantes et magicien des fleurs.